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 Extraits du livre « Transparence » Auteur : Marie Mercier

Au fur et à mesure que l’énergie grandissait , elle ressentait une sorte de métamorphose, quelque chose de plus doux et de plus savoureux était en elle.
La paix et la quiétude s’installaient comme une romance d’un soir d’été à la vue d’un grand lac magnifique, transparent, ondulé par l’air frais qui se posait délicatement. Ce vent qui tourbillonnait lui donnait la sensation de ce repos.
Bercée par cette tranquillité elle observait de l’intérieur comme de l’extérieur ce calme assuré par tant de beauté. Dans cet endroit où elle s’était installée demeurait à présent son idéal. L’eau de ce lac était d’une telle limpidité qu’elle donnait accès à des plans bien terrestres, elle s’unissait aux éléments de la terre.
Dans la clairière près de ce lac, assise à même le sol et adossée à un arbre, elle sentait la chaleur de la terre et en même temps la fraîcheur de cette énergie. Elle respirait tranquillement. Son Inspir lui donnait la sensation d’étirement et d’allongement faisant descendre l’énergie céleste alors que son Expir permettait à l’ énergie terrestre de remonter.
C’est dans cette respiration qu’elle trouva le chemin de la paix et de la quiétude, au fur et à mesure qu’elle inspirait et qu’elle expirait, se formait en elle ce mouvement énergétique et elle s’abandonnait dans cet espace sacré qu’elle venait de construire .
Elle se laissait porter par ce mouvement en observant, tout ce qu’elle avait créé : ce lac, ces arbres, ce vent, et même le soleil qui reflétait sa lueur à travers cet endroit. Cela donnait un scintillement dans l’eau comme un reflet, comme si ce rayon colorait les arbres et éclairait ce qui pouvait être vu dans cette forêt, cet endroit magique qu’elle venait de créer.
Vivre cet instant dans la pleine présence lui permettait de vivre sa transformation. Elle s’alimentait par les éléments : l’air, le feu, la terre, le vent et l’eau. Cela la nourrissait. L’énergie étant amplifiée, ses corps lui donnaient plus de facilité. Cela n’était pas un travail pour elle mais comme un état d’être. Dans ces moments de méditation elle se plongeait dans sa nouvelle demeure, dans cet endroit de quiétude et elle savait qu’elle pourrait y retrouver son être de lumière avec ses enseignements.
Sa vie était à présent cela, plus elle se transformait plus elle transformait sa vie terrestre.
Elle se construisait : la mère qu’elle était, la femme qu’elle devenait, tout ceci s’unissait.